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Respecter le rythme de la victime

Même si tu veux le bien de la victime et que tu souhaites qu’elle se sorte de sa situation violente rapidement, fais preuve de patience. Un contexte relationnel implique des sentiments et, bien que la victime vive des choses difficiles, elle voit aussi sans doute des aspects positifs à sa relation et n’a pas nécessairement envie d’y mettre un terme. D’ailleurs, la personne ne se reconnaît peut-être pas encore comme victime d’abus et il se peut donc qu’elle ne conçoive pas avoir besoin d’aide. Sois à l’écoute et disponible pour la victime, tout en la laissant faire ses propres choix et tirer ses propres conclusions. Ainsi, elle pourra agir quand elle se sentira prête.

Exemple :

MP

Merci papou de m’avoir hébergée pendant deux nuits, le temps que la situation se calme avec Gab. ? J’pense que je vais retourner chez nous ce soir.

P

C’est la moindre des choses, Marie. T’es sûre de vouloir y retourner ce soir? Hier, tu disais que tu te sentais épuisée pis que tu pensais le laisser…

MP

T’es fin. Gab m’a écrit ce matin pour s’excuser de m’avoir crié après et d’avoir été agressif. Il a finalement accepté qu’on aille faire une thérapie de couple. Je l’aime et je veux m’assurer de nous avoir donné toutes les chances possibles.

P

Je comprends comment tu te sens, mais je peux pas m’empêcher d’être inquiet. Sache que je veux respecter tes choix et que je vais être là pour toi peu importe quelles décisions tu prends. Je pense que tu es la meilleure personne pour savoir ce qui est le mieux pour toi, ma chouette.

MP

Merci papou, ça me rassure vraiment que tu comprennes. Je suis contente de toujours pouvoir compter sur toi. You’re the best.

P

Je t’aime, ma puce. Tu es toujours la bienvenue à la maison et tu peux m’appeler n’importe quand, jour et nuit.